Terre d'échanges en blog

19. avr., 2019

Je n'avais jamais eu l'occasion jusqu'alors d'assister à une séance de dédicaces d’un écrivain, d’un auteur. Par manque de temps, trop de monde avec des files d’attentes. Je m’interrogeais sur ce que je pourrais bien dire d’intelligible lors de la rencontre ? En dehors de banalité du style :

« Que je suis fan !!! Que j'ai lu tous ses livres. »

Et si jamais il me posait des questions en retour sur mon livre ou mon passage préféré ? 

Mais, un jour, j'ai sauté le pas en me rendant un samedi à Nation à Paris à la boutique de bandes dessinées BD Net où j'ai fait la rencontre du dessinateur Erwan Terrier pour la sortie de son premier opus. Je ne connaissais nullement cet auteur et c’était un prétexte pour essayer puis prendre le temps de flâner dans les linéaires.

Tout en parlant avec lui de nos univers BD respectifs — moi "Trompette" et "Bob Morane" pour mes premières BD à l’âge de 10 ans — il a croqué au dos de la couverture son héros et je l'ai grandement remercié en lui souhaitant tous mes encouragements pour la suite des "stupéfiantes aventures de Viny K".

Je me suis dit alors que je pourrais partager cette expérience avec celles des uns ou des autres sur le site de Lecteurs.com sous forme de bons souvenirs de dédicaces à relater, avec de petits ou de grands auteurs, dans des lieux très variés, librairie de quartier, bibliothèque, maison des jeunes, congrès ou salon du livres...

J’ai très vite découvert comme trait commun la difficulté qu'il pouvait y avoir à se présenter à une séance de dédicaces : le trac, la peur de ne pas être à la hauteur, de dire quelque chose de "spirituel" sans bafouiller, de se faire discret ou patient parce que la file d'attente est longue... 

À la suite de la lecture de Douglas Kennedy dans "cet instant-là", je me disais combien l'auteur faisait un voyage extraordinaire en solitaire pendant le temps de composition du roman, enfermé dans son histoire, ses notes, ses carnets, ses recherches, ses observations. Il devait sans doute se tenir à l’écart de son entourage, devenant inaccessible voire désagréable. Puis quelques mois plus tard, le livre paraissait en librairie et avec lui l’espoir que le succès soit au rendez-vous, l'auteur se rendait alors disponible, à l'écoute, ouvert, prêt à partager sa longue immersion enfin avec ses futurs lecteurs... 

Alors qu'en est-il ? 

J'ai eu l'occasion de croiser Hubert Reeves lors de conférences scientifiques ouvertes au public qu’il a données dans des salles municipales de la ville de Paris, notamment à la mairie du 3ème arrondissement près du square du Temple. Une très belle conférence sur l'univers et notre lien avec lui comme dans ce titre évocateur « Poussières d'étoiles » (1). Avec force de diapositives, une façon bien à lui de s'exprimer tout en roulant les mots dans sa bouche avec cet accent québécois, une douceur imperturbable et une fraîcheur malgré un âge supposé avancé. Il a répondu aux nombreuses questions puis il s’est déplacé dans une autre pièce pour partager un verre de l'amitié. En observant cet homme, j’ai pu apprécier le regard lumineux et empathique que cet astrophysicien porte sur le monde.

Pa la suite, au fil de la discussion ouverte sur Lecteurs.com, j’ai partagé les ressentis de plusieurs lecteurs. Les auteurs, les écrivains se doivent de développer cette faculté, cette aisance à s’immiscer dans la vie des gens, même inconnus d’eux, en cela rendus ainsi à l'aise par les histoires qui les inspirent et qui les placent dans une connaissance de matière humaine. Cela leur donne un « moyen » de communiquer avec les fans et les lecteurs ou alors pour d'autres, une certaine réserve ou retenue en ménageant une sorte de pudeur. 

Je suis régulièrement des émissions littéraires et je voyage sur les réseaux sociaux. 

Les invités qui viennent participer ont tous une individualité bien marquée. Et donc la façon de les aborder sera forcément différente bien qu’il ne faille pas généraliser.  Alors, par analogie j'ai trouvé plusieurs possibilités pour participer à des séances de dédicaces. En dehors des salons, en dehors de librairies, en dehors des plateaux, des conférences. Car aujourd’hui, les opportunités sont nombreuses et partant de là, l’accès à des auteurs inconnus de nous jusqu’alors comme une sorte de « voyage en terre inconnue ».

Aujourd’hui les réseaux sociaux offrent un terrain de prédilection pour découvrir des auteurs mais aussi des lieux où pouvoir les apprécier. Sur « Facebook », où le terme « ami » peut sembler galvaudé et en soi immatériel, je me suis constitué un réseau de 200 amis et non des moindres : libraires, éditeurs, journalistes, médiathèques et bibliothèques. J’ai reçu très vite des invitations pour la Belgique, les quatre coins de notre France mais aussi du Canada.

J’ai installé ma table sur « Google + » où je ne manque pas de plébisciter les livres et les auteurs. Et là, on peut joindre le monde entier. J’ai particulièrement apprécié ce site, qui vient de fermer pour le partage de photos vraisemblablement en raison de la concurrence d’application comme Instagram ont.

Autres phénomènes liés à la rencontre de ces sources Internet d’informations, l’accès à une information délivrée régulièrement par le biais d’abonnements et des newsletters. Les contenus permettent de connaître les prochaines séances dédicaces comme à la librairie "Antre-Monde", les boutiques BD de "BDNet" à Nation ou Bastille...

Par rebond si je puis dire, j’ai découvert de nouveaux éditeurs comme les "Editions du Riez"...

J’ai pu apprécier le phénomène des blogs littéraires qui servent de miroir ou de révélateur des goûts de lecture et proposent des rencontres d’auteurs : "Réclusiam", "Sunniva19"...

Quelques jeunes auteur(e)s sont accessibles dans des salons de province comme Céline Guillaume (Fantastique) et Céline Lamour-Crochet (thématique du conte pour enfants avec la complicité de formidables dessinateurs).

J’ai pu avoir ainsi la dédicace aux "Editions du Riez" dans la collection "Brumes étranges", de l'auteure Virginia Schilli qui m'envoya ses "amitiés" en première page de son "Food for Maggots", accompagné d'un flyer très original avec une autre dédicace "un grand merci pour votre commande, je vous souhaite une très bonne lecture". Cela peut paraître juste commercial, cela fait tout de même plaisir. De la même auteure, je vous conseillerais en deux tomes "Par le sang du démon" et « délivrez-nous du mal ».

J'ai pu rencontrer Céline Guillaume en pleine fête médiévale le temps d’un weekend. En costume du Moyen-Age, elle tenait un stand au pied du château fort de Passy-les-Tours dans la Nièvre. D'une extrême gentillesse, très douce et touchante, j'ai vraiment apprécié ce moment privilégié avec cette auteure dont je vous conseille les ouvrages dont le dernier "La Baronne des Monts-noirs".

Puis tout s’enchaîna avec une nouvelle dédicace qui arriva par La Poste juste avec le dernier livre de l'auteure Syven "la guerrière fantôme", mettant en scène une étudiante tout à fait banale qui la nuit se retrouve dans le monde d'Es avec un esprit guerrier qui lui permet d'affronter une armée, des sorciers, des dragons.

C’est sans doute ce que nous faisons dans nos rêves les plus fous ou les plus tourmentés. L'imaginaire n'a pas de limite. Je vous livre sa dédicace au dos d'un ex-libris correspondant à la couverture du livre : « Cher Jean-Michel, J'espère que vous vous plairez dans cet univers que j'ai voulu lumineux par l'Herrès, torturé par l'Ahr, mais avant tout porteur d'espoir. »

J’ai reçu également une dédicace d'Alexis LORENS, responsable de la maison des Editions du Riez (fermée depuis) accompagnée de son livre "Le long des sentiers obscurs" paru alors aux "Editions Nuit d'Avril" en 2006. 

Au salon du Livre

Rencontre improbable avec un poète aux multiples origines, Van Puyvelde Stephan avec "Poemas, troisièmes poétiques" aux éditions Novelas

Poursuite de rencontre avec un philosophe Ian Mansour de Grange français d'origine et résidant en Mauritanie qui publie "petite chronique d'autre regard" dans une édition très locale Editions 15/21 - Nouakchott.

Au salon Trolls et Légendes

Avec Céline Guillaume pour "Baronne des Monts noirs - Le Mystère du Chêne brûlé" dans l’action se situe dans une région proche de l'auteur.

A la librairie l'antre-monde

Rue du chemin vert à Paris 11, en compagnie des auteurs de "Steampunk, de vapeur et d'acier". Illustrateur de grande renommée, Didier Graffet m'a laissé une belle dédicace en image et personnalisée par l'écrivain et directeur de collection Xavier Mauméjean. Les dessins étaient grandioses et je vous conseille l’ouvrage.

 Dans la file d’attente

Les dédicaces sont souvent des moments intéressants et par nécessairement avec l'auteur mais tout simplement dans la file avec ceux qui attendent et qui si le cœur leur en dit partagent des souvenirs.

Dernière dédicace avec Bernard Werber (2) au salon du livre de Paris en 2015 avec en Poche, "la nouvelle encyclopédie du savoir relatif et absolu" et un recueil de nouvelles ou histoires courtes "Paradis sur Mesure".

L'occasion d'évoquer avec l'auteur une présentation qu'il a faite à Deauville (3). Je vous invite à voir ce sujet de 40 minutes. Il est extrêmement intéressant et captivant en présentant la structure d'un livre que l'on souhaite écrire.

Participer à une dédicace pourrait faire l’objet d’une histoire courte "Grand moment de solitude en dédicace" sur un ton léger. Car pour ma part, je serai du genre à oublier les titres, les personnages et à arriver complètement vide dans ma pauvre tête en quête d'une idée lumineuse pour dire autre chose que " c'est pour Jean-Michel !!!".

Avec les dessinateurs, il faut drôlement assurer parce que la dédicace dure 10 bonnes minutes. Mais attendre dans la file peut prendre une à deux heures.

Une nouvelle séance chez Flammarion près de la BnF pour le dernier livre de Danielle THIERY "Tabous". Moment très agréable d'autant que l'invitation était personnelle n'ayant pu accéder à la Short-list de Babélio.

Beaucoup de questions et des réponses sans détour de l'auteure en échangeant sur la composition de ses personnages dont certains récurrents depuis 12 épisodes à présent en la personne de Edwige Marion, directrice de l'OCRVP de Paris et sa nouvelle et jeune recrue psycho-criminologue Alix de Clavery.

La fabrication dans le temps des personnages, les futures aventures possibles, l'influence des éléments naturels comme des personnages à part entière donnant une dramatique plus grande...

Également sur le métier de policier, la juxtaposition avec celui d'auteure, les femmes flics dans cette corporation encore très masculine.

Le sujet : Disparition d'une mère et d'un enfant dans la région bordelaise et la co-saisine de la PJ de Bordeaux. Un père introuvable d'origine iranienne. Nous voilà plongé dans la région landaise, terre de prédilection de l'auteure.

Un grand merci à Danielle THIERY de son amicale invitation et un clin d’œil sur le livre coécrit par Christophe Baroche et Danielle Thiéry sur la chronique Club des explorateurs pour "Le Souffleur" (4).

 

 

 

 

(1)       https://www.hubertreeves.info/documents/dcv4.pdf

(2)      http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Werber

(3)      https://youtu.be/XYp36AXtdgo

(4)      http://www.lecteurs.com/livre/le-souffleur-dans-lombre-des-negociateurs-du-raid/4140257

10. mars, 2019

Bonjour à tous, 

Perdu dans mes aventures en Ecosse en plein XVIII° (Outlander de Diane Gavaldon), j'étais là mentalement à grelotter et je suis passé entre deux rochers pour instantanément me retrouver à fixer mes linéaires de livres que j'amasse depuis très longtemps.

Aujourd'hui je vous propose cette chronique (initialement développée sur Lecteurs.com) dédiée à tous ces auteurs et/ou dessinateurs de bandes dessinées dont beaucoup de noms renommés apportent leurs lettres de noblesse à ce genre graphique et imagée : Bilal, Uderzo, Franquin, Loisel, Hergé, Cauvin, Peyo... et cette liste est forcément trop courte.

Basé sur les tranches de mes propres titres alignées sur les étagères de mes bibliothèques dans des formats très différents, je vous propose certains de ces auteurs qui suggèrent plein de bons moments passés à s'évader avec des titres comme Largo Winch, Thorgal, XIII et des auteurs au style très particulier comme Chabouté, Rabaté, Sfar...

Je trouve que la "BD" ne constitue pas un genre mineur et que très souvent, les scénarii et les textes sont d'une très grande qualité.

J'ai acquis récemment des titres de Patrick Prugne et Tiburce Oger. Ils évoquent l'Acadie et Saint-Louis. Le scénariste et le dessinateur (ils le sont tous les deux) ont fait des recherches sur les guerres vers 1750 entre les Français, les Anglais et les Indiens dans ces territoires/provinces de l'Amérique du Nord que se disputaient alors la France et la Couronne britannique. C'est extrêmement passionnant, instructif et très bien dessiné.

Certes l'avantage du livre sur la BD ou le cinéma est qu'il laisse intact l'imaginaire du lecteur, totalement libre de s'inventer les personnages, les lieux et les situations.

Cependant, dans ce cas précis pris parmi tant d'autres, les auteurs ont un réel souci historique du détail, de la précision, de l'authenticité avec les costumes d'indiens, les uniformes, les bâtiments de guerres, les paysages des forêts qui apportent des informations, instruisent sur la vie de l'époque. A cela s'ajoutent les dessins d'une extrême qualité. A titre indicatif, je conseille les titres de Canoë Bay et Frenchman et plus récemment Pawnee et Iroquois.

Tiburce Oger est connu pour ses contributions à la série BD La forêt en collaboration avec Vincent Pérez le comédien et acteur bien connu, amoureux des légendes bretonnes.

Je crois dans cet apport esthétique et instructif de la bande dessinée et aussi dans ses adaptations à l'écran.

Citons à présent le dessinateur/scénariste Pascal Rabaté pour les Petits Ruisseaux que je vous conseille car il est extrêmement touchant et l'adaptation au cinéma avec Daniel Prévost (pour ne citer que lui) est un petit bijou.

Pour ma part, j'ai seulement lu les bijoux de la Castafiore et j'avoue ne pas être très calé en BD de Tintin. Adapté au cinéma et sortie en salle en octobre 2011 avec plusieurs nominations et récompenses, grâce à Spielberg, paraît le secret de la Licorne condensé à l'écran de trois albums Le Secret de la Licorne, Le Crabe aux princes d'or et Le Trésor de Rackham le Rouge avec un gros succès d’audience.

Astérix également avec ses adaptations au cinéma sont souvent très drôles et réussis. Cela tient également aux voix de doublage des personnages. 

La BD est une source d'inspiration pour beaucoup de cinéastes. Et au-delà, chaque source graphique est une opportunité pour une autre interprétation. Autre phénomène avec les jeux sur console adaptés en BD.

Mortal Kombat est au départ un jeu sur console puis un film plus ou moins réussi avec l'énigmatique Christophe Lambert et depuis une bande dessinée. Je pense également à Lara Croft.

Gazzotti et Vehlmann nous entrainent dans l'univers de 5 enfants perdus dans un pays dont les habitants ont mystérieusement et subitement disparu. Ils vont devoir apprendre à se débrouiller Seuls. Adapté très récemment au cinéma.

Aalehx et son merveilleux le pantin sans visage nous emmène dans un univers fantastique, industrialisé ou les rêves sont prohibés et où les habitants dépourvus de bouches sont réduits au silence. Un vieux créateur décide de défier l'oppression en offrant sa vie au Pantin sans visage (une autre vision de Jepetto et de son pantin de bois Pinoccio).

Bastien Lecouffe Deharme propose Mémories of Retrocity, le journal de William Drum. En 2004, l'ex-inspecteur William Drum de la police criminelle de Chicago est exilé dans la ville de Retrocity, sorte de cité déchue que l'on tente de faire disparaître des consciences depuis plus de 50 ans. Pour ne rien oublier, l'inspecteur rédige son journal de bord à l'aide d'une vieille machine à écrire. Ville étrange, où la mécanique s'est substituée à des organes humains, hors du temps, désertée par les citoyens. Malade et rongée par un virus, c’est une ville dont on ne revient pas...

Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido nous entraînent dans une saga Blacksad avec l'âme rouge. Scénario bien huilée, personnages à visage animal extrêmement expressif, nous sommes aux Etats-Unis dans les années 1950 et Blacksad mène des enquêtes de privé à la façon de Mike Hammer (pour ceux qui se souviennent du célèbre détective). Je vous invite à découvrir les planches et les aventures sur internet. Pour aller plus loin :

www.blacksadmania.com/

Autre ambiance, cette fois en pleine Guerre de Sécession, Diaz Canales et Munuera, nous emporte dans une histoire en deux parties. Nous sommes à New Fraternity, ville créée par un riche visionnaire du nom de Robert McCormanEmile, un jeune garçon sauvage découvert dans la forêt est pris sous l'aile protectrice de Fanny Zoetrope. Il est témoin de phénomènes extraordinaires alors que la ville subit la menace de déserteurs en fuite. Enfin une créature rode autour de la ville. L'enfant entretient une relation avec cet être, qui dépasse l'entendement. Avec un tel cocktail d'évènements, la ville de New Fraternity a peu de chance de résister aux sirènes des Confédérés ou de l'Union. 

A découvrir une saga d'espionnage très bien faite sur la base du scénario de Van Hamme et des dessins de Aymond avec Lady S. Fille adoptive et principale collaboratrice de James Fitzroy, ambassadeur itinérant, envoyé spécial du secrétaire d'État américain en Europe, Suzan est une jeune femme intelligente et multilingue, épanouie et parfaitement heureuse auprès d'un père attentionné. Mais ce bonheur trop parfait cache bien des failles, bien des douleurs et bien des mystères. Rattrapée par son passé, Suzan n'aura désormais d'autre choix que de jouer le rôle le plus dangereux de sa vie, pourtant déjà riche en événements, celui de Lady S, espionne de haut vol dans les milieux diplomatiques.

Après les succès de XIII et Thorgal, Van Hamme reprend son projet de BD et lance les aventures de Largo Winch à partir des années 1990 accompagné du talentueux dessinateur Francq. C’est l’accomplissement très riche d'un scénariste du monde des affaires qui passe par le livre, la BD, le petit et le grand écran, les jeux et le documentaire. Adaptée à l’écran, deux films paraissent avec Tomer Sisley et Christine Scott Thomas (2008) puis Sharon Stone (2011), Largo devient aussi un jeu sur console ou en ligne, un jeu de société, un documentaire...

Étonnant, cette somme de tous les possibles où l'œuvre de fiction offrent un si large éventail aux différentes formes d'adaptation.

J'ajoute les illustrateurs et aussi les coloristes qui participent aujourd'hui de plus en plus au succès des auteurs de l'imaginaire avec de véritables œuvres d'art qui ornent les couvertures d'anticipation, de science-fiction, de fantasy, de fantastique et de conte. Certaines couvertures de BD sont de véritables œuvres d'art. Certains éditeurs offrent des ex-libris, des flyers et/ou des marque-pages qui reprennent ces premières de couverture. 

A découvrir à présent un autre univers de dessinateurs et non des moindres, chez Vents d'Ouest, je vous conseille Chabouté. On peut ne pas être fan des qualités graphiques de l'auteur, souvent en noir et blanc avec un scénario toujours excellent et dont les enchaînements sont très bien faits comme un storyboard.

(Source Wiki pour découvrir)

Christophe Chabouté né le 8 février 1967 d'origine alsacienne suit les cours des Beaux-Arts d’Angoulême, puis de Strasbourg. Vents d'Ouest publie ses premières planches en 1993 dans Les Récits, un album collectif sur Arthur Rimbaud. Mais il se fait surtout connaître en 1998 en publiant Sorcières aux éditions du Téméraire (primé au Festival d’Illzach) puis Quelques jours d’été aux éditions Paquet (Alph’Art Coup de Cœur au Festival d'Angoulême). Il illustre des romans pour la jeunesse.

Je trouve l’ensemble de ses réalisations vraiment bien, touchant, étonnant de justesse. Je vous conseille le Landru (étonnant), construire un feu (angoissant qui nous entraîne dans les grands espaces d'Amérique du Nord), purgatoire (d'actualité)...Les couvertures sont souvent de couleur noire et les formats variables. Je vous conseille les versions intégrales notamment Pour un peu de bois et d'acier, zoé, sorcières, pleine lune, la bête. A consommer sans modération.

Un signe également de réussite avec des collaborations de compétence à plusieurs.

Voici une suggestion de BD très bien dessinée et ménageant le suspens dans une ambiance assez futuriste et fantastique Arctica. Déjà 10 opus dont les 5 premiers : Dix mille ans sous les glaces, Mystère sous la mer, Le Passager de la Préhistoire, Révélations, Destination Terre. A la manœuvre des connaissances le scénariste, Daniel Pecqueur, le dessinateur Bojan Kovacevic, à la couleur Pierre Schelle et pour la couverture que je trouve très travaillée par Manchu.

Pour se mettre dans l'ambiance : Depuis la mort de sa fille due à la radioactivité d’un débris de satellite retombé sur Terre, Dakota, un as de l’aviation, consacre sa vie à débarrasser l’espace des épaves dangereuses. En raison du réchauffement climatique, il est aussi réquisitionné pour détruire les icebergs dérivants sur les routes maritimes. Au cours d’une de ses missions, il met à jour un cylindre métallique. L’examen de l’objet amène l’état-major à classer l’affaire secret-défense..."

Voici une autre BD Le Grand Jeu qui entrerait aisément dans la rubrique "Uchronie" : La seconde guerre mondiale est terminée depuis 4 ans. Elle a abouti à la victoire des Alliés et à une paix séparée avec l’Allemagne nazie. Tandis que l’heure est à la méfiance vis-à-vis de l’Union Soviétique, le Charles de Gaulle, fleuron de la flotte dirigeable d'Air France, a disparu quelque part au nord du Groenland. Le reporter Nestor Serge, de France Soir, est chargé d'accompagner l'expédition de secours… A la manœuvre, nous trouvons un scénario de Jean-Pierre Pécau (cycle des Arcanes, Empire...), au dessin Léo Pilipovic (L'histoire secrète, Série B...), à la couleur, Thorn et au lettrage Vianney Jalin. Déjà 5 opus sortie chez Delcourt : Ultima Thulé, Les dieux noirs, La Terre creuse, Indochine, Le Roi dragon...

A découvrir, le festival de la BD 2019 d'Angoulême et son Palmarès

www.bdangouleme.com/prix-palmares/competition-officielle/palmares-officiel

Et pour ne rien manquer et accéder à tous les détails

www.bedetheque.com/

Ce lien sur un reportage pour Lecteurs.com en salon du Livre en 2013 :

www.lecteurs.com/article/jean-michel-palacios-reporter-dun-jour-au-salon-du-livre-de-paris/2441277

Je reviendrai sur cette thématique ultérieurement car j’ai environ 350 BDs sur étagères. Mais je suis surtout intéressé par vos commentaires et vos suggestions.

A vous lire

JM

* uchronie : Récit d'événements fictifs à partir d'un point de départ historique.

9. mars, 2019

Bonjour à tous

J'ai proposé cette chronique sur Lecteurs.com pendant plusieurs années. Je reprends ici le fil des échanges et comme vous pourrez je pense le constater, on est loin d'avoir tout dit ou tout vu.

Dans cette discussion, j'incite les lecteurs à témoigner et à donner leur sentiment sur des livres qu'ils ont lus et pour lesquels, on a tiré différentes versions avec plus ou moins de réussite de films ou de pièces de théâtre.
J'espère susciter des réactions, des engouements, des oppositions et surtout des titres de lectures à découvrir ou redécouvrir.

Pour débuter par quelques références.

Une bonne partie de l'oeuvre de Dumas se compose de pièces de théâtre qui contribuèrent largement à faire connaître l'auteur. 

Si j'en crois certains lecteurs, le scénario du film est souvent inspiré de l'histoire du livre mais la version filmée emporte, vole, efface, une partie de notre imaginaire et l’interprétation des personnages peut s'avérer proche ou éloignée de l'idée première et nous conduire à une certaine déception, le lecteur ne retrouvant pas ses héros au cinéma.

Toutes les bandes dessinées de Walt Disney ont pour la plupart été adaptées en film animé. Les livres consacrés aux super-héros sont à la fête ces 20 dernières années et reversent des "royalties" aux Comics.

Orgueils et préjugés, Robin des bois, Lancelot, Yvanohé, Le dernier des templiers sont autant de productions anglo-saxonnes qui puisent dans les lectures de nos enfances.

La production de G.Lucas avec La Guerre des étoiles a suscité dans les années 70 de nombreuses aventures avant le film, pendant et après le film.

Il me vient également une collection de films animés (excellente du reste) sur la guerre des boutons, tiré d'un vieux roman de louis Pergaud de 1912 et donc d'un vieux film que deux nouvelles adaptations très récentes par de jeunes metteurs en scène viennent à quelques jours d'écart mettre encore au goût du jour...

De but en blanc on pourrait dire que les adaptations en images "nuisent" à notre imaginaire de lecteurs.

Cependant, je me dis aussi que les effets spéciaux, les moyens techniques et financiers considérables mis en jeu ces dernières années dans le cinéma ont rendu possible la réalisation en images de livres fantastiques, de thrillers, de bit-lit et/ou de science-fiction...

Voici quelques réalisations assez grandioses et plutôt réussis (ou pas) :
Le seigneur des anneaux, la saga des Harry Potter, les adaptations de Philip K. Dick, la trilogie des "Twilight"...

Je pense également aux adaptations des thrillers de Stephen King dont les titres ont été plus ou moins bien respectés comme Misery, Shinning, 1408...(et la liste est impressionnante).

Les adaptations de Largo Winch respectent l'histoire générale de Nério Winch (homme d'affaires multimilliardaire) qui se choisit de son vivant un successeur "caché" avec un fils adoptif mais les films n'ont finalement rien à voir avec les différents opus de la bande dessinée éponyme.

Dans l'adaptation de l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, on se focalise sur la rencontre des personnages, portés par Robert Redford et Christine Scott Thomas mais dans le livre, le personnage central n'a rien à voir et se révèle totalement imbuvable.

Je pense aussi à Grangé et les rivières pourpres dont on a tiré deux films alors que le commissaire meurt à la fin du livre.

Avec Michaël Crichton (auteur de la série Urgences) de nombreux titres ont été portés au cinéma. Je songe notamment à Prisonniers du temps dont le résultat à l'écran fut très moyen alors que le livre m'a plu énormément.

En parcourant mes linéaires, pour repérer les adaptations cinématographiques de certains de mes auteurs favoris je découvre qu'il y en a bien d'autres notamment dans la thématique des policiers et enquêteurs judiciaires.

Kathy Reich est l'auteure de la série d'enquête policière centrée sur le personnage de Temperance Brennan, spécialiste et anthropologue judiciaire. Elle participe par ailleurs à l'écriture de scenarii sur la série télévisée Bones et les deux versants de cet auteure cohabitent très bien laissant au lecteur la possibilité d'imaginer des personnages et un contexte très différents de la série.

Je ne sais si vous avez lu les 3 premiers opus de Pauline Delpech. (Voici une source Wiki) De son vrai nom, Pauline Bidegaray, elle est la belle-fille de Michel Delpech (le chanteur) dont elle a pris le nom. Sa mère Geneviève, artiste-peintre, a refait sa vie avec le chanteur alors que Pauline avait six mois. Adolescente, elle a été hospitalisée onze mois. C'est durant son hospitalisation qu'elle décide d'exorciser ses démons par le biais de l'écriture. Elle crée alors le personnage de Barnabé, héros tourmenté de ses trois premiers romans. De mon point de vue, le contexte des années d'après la 1° guerre mondiale se prêterait volontiers à une adaptation au cinéma.

Et puisque je suis dans la thématique des auteurs de policiers, pensons évidemment à Fred Vargas, scientifique au CNRS dont l'expérience en civilisation lui permet de décrire avec minutie et talent des situations et des enquêtes assez extraordinaires. Les adaptations de Pars vite et reviens tard avec l'excellent José Garcia (et Michel Serault) et sous les vents de Neptune avec le non moins excellent Jean-Hugues Anglade.

On pourrait encore citer la série des Millénium qui débute avec succès au cinéma et je m'attends un jour prochain à voir des adaptations de l'islandais Arnaldur Indridasson.

Je crois en fait, pour ouvrir davantage le débat et nourrir la réflexion, que le cinéma offre des vertus éducatives par une image rapidement accessible.

Il complète notre imaginaire par l'obligation de reconstitution de scènes historiques, de costumes, d'inventions. Je pense notamment aux Piliers de la terre. Il faut que cela soit crédible. Et les écrivains tels Ken FolletUmberto Eco,voire Dan Brown dans un domaine spirituel et symbolique, effectuent un impressionnant travail d'investigation historique pour mettre en situation leurs personnages.

Enfin les personnages doivent s'inscrire dans l'histoire. Alors le choix des acteurs est primordial.

Notre sens critique a besoin d'étonnement, de nouveauté, d'émotions. Je me dis aussi que le cinéma peut également prospecter davantage dans l'univers d'un écrivain et permettre d'ouvrir plusieurs dimensions.

Je pense ainsi à Tom Clancy (décédé en 2013) et à son personnage de Jack Ryan dont le dernier volet The Ryan initiative de 2014 est vraiment excellent : aux manettes Kenneth Branagh et comme personnage central Chris Pine (récent Capitaine Kirk de la série des Star Trek). Ce personnage a été repris à de multiples reprises avec notamment Alec Balwin, Harrison Ford et Ben Affleck.

Ainsi dans ce registre, les films d'action se prêtent particulièrement à fasciner notre imaginaire et nous renvoient à l'auteur qui a planté la graine et développé les prémices d'un univers intense sur fond de tensions internationales : Octobre Rouge 1984 (sous-marins nucléaires), Jeux de guerre 1987 (lutte de l'IRA), Danger immédiat 1990 (Amérique du sud), La somme de toutes les peurs 1991 (Arme atomique)...

J'ai eu l'occasion d'assister à Bercy à un concert en présence de l'orchestre philarmonique de Londres pour présenter l'ensemble des musiques de la BO de la saga Star Wars et la participation en maître de cérémonie de C3PO (son double humain). C'était grandiose. Des fans étaient venus en costumes de différents personnages et se sont fait prendre en photos dans une partie "musée" du spectacle. Tout était fait pour cultiver et fasciner notre imaginaire à l'infini.

Je viens de voir en dvd blue ray l'adaptation de David Fincher "gone girl" avec Ben Affleck et Rosamund Pike qui serait donc "les apparences" au Québec. J'ai le sentiment pour avoir lu le livre avant de deux fils conducteurs différents. Je vais relire le livre certainement car le film nous entraine dans la personnalité de l'héroïne particulièrement psychopathe et capable des pires excès. Certaines scènes sont très intimes ou très violentes. En même temps il présente les médias dans leur rôle de recherche de sensationnel... Bref c'est extrêmement fort et troublant.

Je crois que cette chronique prend tout son sens avec ce type de thryller en référence.

Les images fortes inflencent notre jugement et il m'arrive souvent de revoir par rémanence certaines certaines scènes à forte dose émotionnel. Je pense par exemple à " l'exorciste", "le dernier samouraï" et bien d'autres encore.

L'imaginaire est le seul maître à bord.

Je viens de voir la parution de "the giver" ou "le passeur" au cinéma dès le 25 octobre 2014 avec notamment Jeff Bridges, Meryl Streep, Taylor Swift, Katye Olmes et Brandon Thwaites. Rien que la distribution met l'eau à la bouche. Le sujet est une adaptation du livre de Loïs Lowry paru en 1994 aux éditions Ecole des loisirs, Collection médium. Et pour rejoindre le sujet de cette chronique, il s'agit d'une dystopie.

Parenthèse pour signaler que le héros principal se prénomme "Jonas" ce qui nous ramène aux origines de la Bible et du Coran mais également au voyage dans le ventre de la baleine et surtout à la capacité de pardonner au lieu de privilégier le châtiment. Autant d'enseignements dont notre planète aurait grand besoin en ces temps mouvementés...

Bref tout ce que j'aime et que peut-être vous aussi : science fiction, société en contre utopie, livre en saga et adaptation au cinéma...

Et si nous pouvions projeter à l'écran l'imaginaire de chacun de nous à la lecture du même roman, nous serions vraisemblablement très surpris des nombreuses versions que l'on obtiendrait (et les adaptations qui en découleraient).

L'imaginaire est sans limite même quand il est collectif.

10 personnes assistent à un scène, un accident, une réunion. Si on les interroge, globalement le fil conducteur sera à peu près identique mais il y aura des différences et cela en sera parfois troublant.
Nos parcours personnels, nos réussites et nos échecs, nos joies et nos peines forgent sans cesse notre perception tel une nuancier en perpétuel évolution.

Dans le Nom de la rose, j'ai uniquement la version cinéma à l'esprit et l'interprétation de Sean Connery, Christian Slater et Michael Londsdale est excellente. De fait le livre présente moins d'intérêt mais il faudra bien un jour que je cède à la tentation de le lire.

J'ai les trois opus de Millénium "non lus" sur une étagère et je viens de voir le DVD de Millénium avec Daniel Graig et Rooney Mara. Le film est superbe et l'ambiance excellente. Sans avoir lu le premier opus, je pensai tomber dans l'atmosphère qui est proposé dans le film. J'ai également découvert une série en épisodes de Millénium qui me reste à visionner.

Je crois que les films et les livres sont là pour nous procurer des émotions et des sensations. Et si le but est atteint pour l'adaptation et l'original, finalement on ne pourra que s'en féliciter.

Chez Ken Follet, je vous conseille l'Arme à l'oeil.

A propos de Danse avec les loups, le film est d'une grande fidélité avec le livre que je viens de terminer. Pendant plusieurs jours et certainement plus que nécessaire, j'étais "danse avec les loups", "deux bottes" ("chaussette" dans le film), "oiseau rapide", "dressée avec le poing", "dix ours" et tellement d'autres.
J'étais les herbes des grandes plaines, la rivière, la forêt et les collines, bisons, antilopes, loup ou aigle.
J'étais comanche, sioux, pawnee...
Pendant des jours et des nuits, j'ai dormi sous les étoiles, fumé la pipe, dansé autour du feu, invoqué les dieux, chassé le bison.

Pendant des jours et des nuits, je vivais une autre vie faite de choses essentielles.

Il est certain que prendre de grands auteurs comme source d'inspiration en matière d'adaptation cinématographique offre de grandes garanties de succès. Mais pas toujours. Car les adaptations comme leur nom l'indique peuvent être libres et donc déroger plus ou moins largement par rapport à l’œuvre originale.

On distingue ainsi : l'illustration, la transposition, la digression, le commentaire, l'exégèse, l'interprétation, la paraphrase voire l'analogie quand l'adaptation est la plus proche de l’œuvre littéraire.

Je crois ainsi que l'adaptation de Mac Beth, Othello et Fallstzaff de l’oeuvre shakespearienne par Orson Welles en est un parfait exemple dans un projet éblouissant assez fidèle à l'esprit et la lettre.

Mais d'autres films éludent des passages entiers, suppriment des personnages, changent l'ambiance, les personnages (des hommes deviennent des femmes (et réciproquement)). Les adaptations de Kathy Reich pour la télévision dans la série Bones en sont une parfaite illustration. 

Les lieux sont transposés dans une époque différente.

C'est assez fréquent au théâtre où les metteurs en scène choisissent de modifier l'univers, le décor, les effets pour créer une autre atmosphère tout en respectant certains principes : unité de temps, de lieu, d'action.

Dans l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (cité plus haut) le dresseur joué par Robert Redford est particulièrement imbuvable et rustre dans le livre et plutôt séduisant et attirant dans le film. Le réalisateur se focalise sur la relation entre la mère (Christine Scott Thomas) et le dresseur alors que le livre se focalise sur la rééducation du cheval et de la jeune fille, tous les deux intimement blessés (au début de l'histoire). L'accident par contre est très fidèle au livre.

Dans les rivières pourpres, le commissaire (J. Réno) meurt à la fin de l'histoire ce qui n'est pas le cas dans le film. On imagine déjà une suite.

Tout cela pour dire que les interprétations des comédiens eux-mêmes peuvent donner des regards très différents entre l’œuvre littéraire et l'adaptation au cinéma au point d'en faire deux chemins et deux parcours parallèles et pas forcément opposés où chacun trouvera du plaisir sans forcément chercher à comparer.

Finalement...

Tout réside dans le vocabulaire, une question de sémantique : il s'agit d'une "adaptation" plus ou moins libre de l’œuvre littéraire.

Je crois qu'un film ne pourra jamais être totalement ressemblant au texte original et surtout à la multitude de nos imaginaires qui traduiront en autant d'univers ce que nous lisons...

Je crois que souvent il faut ou qu'il faudra considérer à l'avenir l'adaptation cinématographique d'un livre comme une œuvre différente même si la ressemblance des histoires est respectée.

Finalement ...

A chercher des différences, on trouve plein de similitudes. Mais n'est-ce pas là une vérité plus large ?